PETITION PROJET EOLIEN BAIE ST BRIEUC
Nous venons de mettre en ligne une pétition
sur le site de notre collectif CAPE22430 soit en passant par GOOGLE et en cherchant CAPE22430
soit sur le site MESOPINIONS.COM puis onglet "nature et environnement"
Si vous partagez notre position nous vous invitons à la signer en cliquant sur
POINTE DE LA HOUSSAYE
Voici le courrier adressé au Conseil général des Côtes d'Armor synthétisant les réponses des adhérents à la motion qui leur a été soumise, avec copie au Maire d'Erquy.
Erquy le 14 novembre 2011
Monsieur le Président
CONSEIL GENERAL DES CÔTES D’ARMOR
9 rue du Parc
22000 SAINT BRIEUC
OBJET : POINTE DE LA HOUSSAYE ERQUY
Monsieur le Président,
Le Conseil Général des Côtes d’Armor s’est proposé d’acquérir la Pointe de la Houssaye à ERQUY.
Ce site, constitué de trois parcelles, est classé en ZNIEFF. Il se divise essentiellement en deux parties facilement identifiables :
-La première comprend les parcelles AK2 et AK3 bordées côté mer de falaises découpées et abruptes et côté terre par un haut mur en pierre d’Erquy longeant la venelle du Goulet.
-La deuxième partie, parcelle AK1, forme un petit îlot tout en longueur avec 3 bosses ; sa végétation est rase avec quelques fourrés.
Il présente
- un grand intérêt floristique avec des plantes rares,
- géologique avec un massif reconnu d’intérêt national,
- faunistique (il accueille notamment depuis quelques années 3 couples de héronidés qui nidifient dans les parties hautes des arbres et s’y reproduisent),
- paysager car il contribue par sa disposition et ses proportions à la beauté d’Erquy.
Une enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique du projet d’acquisition s’est déroulée du 14 mars au 14 avril 2011. Le commissaire enquêteur a ensuite transmis le registre des observations ainsi que ses propres observations et ses conclusions au Préfet des Côtes d’Armor.
La lecture de ses conclusions nous a permis de constater qu’il est favorable d’une part à la délimitation exacte des parcelles envisagées pour une expropriation d’utilité publique et d’autre part à l’ouverture au public par un aménagement sécurisé et soucieux de la protection du site.
Lors de notre assemblée générale annuelle le 11 août dernier, nos adhérents ont manifesté leur souci de préserver ce site remarquable de tous aménagements qui conduiraient à attenter à l’intérêt faunistique, floristique, géologique et paysager de ce site qui fonde son classement en ZNIEFF, et ont souhaité que l’on organise une consultation auprès de tous les adhérents de l’association sur ce projet.
Nous avons donc lancé à la fin du mois de septembre une consultation assortie d’une motion auprès des 252 adhérents de notre association, dont vous trouverez ci-joint le texte.
A ce jour, 169 votes sur la motion ont été exprimés, soit un retour de près de 70 %.
Les échanges que nous avons eus avec nos adhérents, la matérialité de leur position au travers de la motion qu’ils ont plébiscitée en séance d’assemblée générale ou, pour ceux qui étaient absents, qu’ils nous ont retournée, démontrent l’intérêt particulier que les Réginéens portent à la sauvegarde de la Pointe de la Houssaye et leur préoccupation unanimement partagée quant à la préservation de ce site dans son état naturel sauvage.
Un projet d’ouverture au public peut avoir un effet négatif sur les populations d’oiseaux et la flore (dérangement, piétinement, etc…). Il est donc impératif de prendre en compte les enjeux environnementaux de cette ZNIEFF dans l’étude du projet d’ouverture au public.
De plus, un projet d’ouverture au public de la première partie boisée de la Pointe de la Houssaye nécessitera des mesures de sécurité à la hauteur des risques qu’elle présente et donc des aménagements peu compatibles avec cet espace naturel.
Sans doute qu’un classement en ZNIEFF n’est pas de nature à interdire tout aménagement mais c’est un élément révélateur d’un intérêt biologique donc d’un site qui mérite d’être protégé contre les risques que génère toute ouverture d’un site naturel au public.
Aussi, nous souhaitons que notre association puisse participer à l’étude que vous engagerez dans le cadre de l’acquisition de la Pointe de la Houssaye et son éventuelle ouverture au public.
Restant à votre disposition, nous vous prions de croire, Monsieur le Président, en l’assurance de notre considération très distinguée.
M.P. ALLAIN
Président
URBANISME
LOI LITTORAL - Orientations du Grenelle de l’Environnement
Est-elle encore prépondérante alors que de nouveaux textes apparaissent, ayant trait à l’environnement : les lois des Grenelle 1 et 2. La loi Littoral du 3/1/1986 relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral a-t-elle vieillie ?
Si l’on examine les enjeux des lois Grenelle, effectivement, l’un des chantiers majeurs concerne la limitation de la consommation d’espace par la construction. L’exemple de la Bretagne est probant : avec son apport important de population chaque année et le développement de ses activités commerciales et artisanales avec la création de nouvelles artères, les terres agricoles se voient au fil des années grignotées autour des villes et villages.
La zone côtière est particulièrement sollicitée pour l’habitat. C’est ainsi que 25000 ha ont été pris sur la zone rurale entre 2000 et 2007.
Les lois du Grenelle de l’environnement vont renforcer les règles de l’urbanisation en demandant aux documents existants, comme le SCOT (schéma de cohérence territoriale) d’être plus descriptifs dans leurs objectifs et leurs orientations avec une intégration du développement durable pour le territoire qui les concerne, notamment dans sa loi Grenelle 2 art. 6 :
1°-l’équilibre entre le renouvellement urbain, le renouvellement urbain maîtrisé et le développement rural.
2°-une utilisation économe des espaces naturels, la préservation des espaces affectés aux activités agricoles et forestières ; la protection des sites, des milieux et paysages naturels.
3°-la sauvegarde des ensembles urbains et du patrimoine bâti remarquable (loi Grenelle 2 art.6).
Les acteurs politiques et associatifs vont devoir s’accorder pour réactualiser le SCOT actuel, et ce avant 2016. C’est ainsi par exemple que le SCOT peut définir pour un secteur de son territoire, une densité minimale, une réserve espaces verts ou la protection d’un paysage ; pour nous c’est le Pays de St Brieuc.
Rappelons que le SCOT est opposable aux PLU (plan local d’urbanisme) et PADD (plan aménagement et développement durable) des communes : le PLU ne peut pas contredire le SCOT. D’ailleurs, s’il n’y a pas de PLU dans une commune, c’est le SCOT qui s’applique.
La loi Littoral a encore toute sa valeur et le SCOT doit appliquer ses règles qui s’affinent avec la jurisprudence. C’est ainsi qu’en 2009 une juridiction a considérablement étendu la notion « d’espace proche du rivage » puisqu’elle a considéré que « si le critère de co-visibilité est à prendre en compte pour la définition d’un espace proche du rivage, il n’implique pas que chacune des parcelles situées au sein de l’espace ainsi qualifié soit situé en co-visibilité de la mer, dès lors que ces parcelles ne peuvent pas être séparées de l’ensemble cohérent dont elles font partie »(Conseil Etat 3/6/09 n°310587). Un autre arrêt a exclu les terrains des espaces proches du rivage (CE 3/5/04 n°251534). Les règlements d’urbanisme doivent également prendre en compte le régime juridique des espaces proches du rivage. En premier lieu, il importe de noter que la règle « d’extension limitée de l’urbanisation des espaces proches du rivage » est une règle de fond. Pour apprécier « l’extension limitée de l’urbanisation » le juge utilise un faisceau d’indices : la configuration des lieux, la localisation du projet, la densité et la destination des constructions envisagées.
Les constructions dans la bande littorale des cent mètres : « en dehors des espaces urbanisés, les constructions ou installations sont interdites sur une bande littorale de 100 mètres à compter de la limite haute du rivage (art. L146-4). Cette bande littorale a ainsi été sanctuarisée par le législateur. Seules quelques exceptions permettent de déroger à la règle. Un PLU peut étendre cette bande littorale au-delà des 100 mètres « lorsque des motifs liés à la sensibilité des milieux ou à l’érosion des côtes le justifient ».
Les exceptions à la règle d’inconstructibilité concernent les espaces urbanisés. Pour apprécier le caractère « urbanisé » le juge tient compte de la densité de construction et des équipements dans l’ensemble du secteur et pas seulement au regard de la parcelle concernée. Puis il prend en compte la situation de la parcelle au sein de ce secteur, sa proximité avec les constructions existantes et les obstacles physiques qui peuvent l’en séparer. Le fait que les constructions les plus proches soient situées pour une grande part en arrière de la bande littorale ne permet pas de regarder le secteur comme urbanisé, même si le terrain est desservi par une voie publique (Cour Appel Administrative Marseille 2/7/09).
En conclusion, l’objectif de protection du littoral est mis en œuvre à travers plusieurs dispositions du code de l’urbanisme, notamment la loi Littoral et le SRU régissant les modalités de l’utilisation du sol (art. L146-4) qui distinguent 3 zones en fonction de leur urbanisation, dans lesquelles la construction est encadrée par des règles spécifiques :
1-la première, qui concerne l’ensemble du territoire communal, est réglée par le principe selon lequel « l’extension de l’urbanisation doit se réaliser soit en continuité avec les agglomérations et villages existants, soit en hameaux nouveaux intégrés à l’environnement »
2-les espaces proches du rivage
3-la bande littorale des 100 mètres.
Les lois Grenelle vont encadrer plus fortement cette réglementation afin de limiter l’étalement urbain et favoriser une utilisation plus économe du sol. Elles prescrivent en outre une préservation de la biodiversité, une forte incitation aux économies d’énergie dans les constructions et les transports, ainsi qu’une mixité sociale.
POINTE DE LA HOUSSAYE Projet d’acquisition par le Conseil Général
Dans une délibération du 6/09/10, le conseil Général demande que soit organisée l’enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique du projet d’acquisition de la Pointe de la Houssaye.
Elle a eu lieu en Mairie d’Erquy du 14/03/11 au 14/04/11. A l’issue de cette enquête le commissaire enquêteur a transmis le registre des observations ainsi que ses observations et conclusions au Préfet de notre département.
Notre association a consulté le dossier d’enquête et rencontré le commissaire enquêteur. Il y a lieu de rappeler qu’il y a quelques années, notre association s’inquiétait des incursions et exactions persistantes dans cette propriété, lieu de non-droit sans doute dues à sa situation excentrée en bordure de mer et, de plus, non surveillée. Nous avions alors rencontré le Maire de l’époque pour lui faire part de notre inquiétude quant aux dégradations de ce site remarquable et fragile, et suggéré de le proposer au Conservatoire du Littoral. Nous sommes donc aujourd’hui favorables à ce projet.
La proposition d’acquisition par le Département est constituée précisément de 3 parcelles d’une superficie totale de 1 ha 83 et 20 ca. C’est donc toute la zone au nord de la ruelle du Goulet.
Rappelons que ce site est classé en ZNIEFF (zone naturelle d’intérêt écologique faunistique et floristique). Au PLU, les parcelles de ce site sont classées en NL (zone de protection stricte correspondant aux espaces remarquables). Le site se divise essentiellement en deux parties facilement identifiables : la première comprend les parcelles AK2 (9002 m²) et AK3 ( 9 m²)bordées côté mer de falaises découpées et abruptes et côté terre par un haut mur en pierre d’Erquy longeant la venelle du Goulet. Cette première partie en forme de presqu’île présente un boisement dense, principalement de résineux, sur les 2/3 de sa surface. Les seules constructions sont un petit kiosque donnant sur la plage du Goulet et un blockhaus enterré en son centre.
La 2ème partie au nord, la parcelle AK1, forme un petit îlot tout en longueur avec 3 bosses. Sa végétation est rase avec quelques fourrés.
La Pointe de la Houssaye présente un grand intérêt floristique avec des plantes rares, géologique avec un massif volcanique reconnu d’intérêt national, et paysager car il contribue par sa disposition et ses proportions à la beauté d’Erquy.
Lors de l'assemblée générale de l'APSEE le 11 août 2011, une motion a été sollicitée par certains participants exprimant le désir de maintenir l'aspect naturel, sauvage de la Pointe de la Houssaye quand bien même serait-elle ouverte au public. Tous les adhérents de l'association ont reçu cette motion les consultant sur le devenir de la Pointe de la Houssaye. 60 % des adhérents ont répondu. Nous avons publié dans la rubrique "INFO DERNIERE MINUTE" le texte de la lettre que nous avons envoyée au Conseil Général et au Maire d'Erquy.
QUI SOMMES-NOUS
QUI SOMMES-NOUS ?
Une équipe de bénévoles amoureux d'ERQUY et son environnement, totalement indépendants de quelques sphères de pouvoirs qui soient.
QUELLE EST NOTRE RAISON D'ÊTRE ?
depuis + de 30 ans, nous participons à l'évolution d'ERQUY, de son milieu environnemental : nous cherchons à maintenir une articulation entre son passé historique, culturel et son devenir.
CONCRETEMENT CELA SE TRADUIT COMMENT ?
- nous réfléchissons ensemble sur les projets en cours sur ce site
-nous agissons dans un esprit d'ouverture en interaction avec d'autres associations, organismes socio-professionnels, politiques, etc...
- but : garantir une meilleure qualité de vie à Erquy qu'il s'agisse des résidents à l'année ou vacanciers.
VOUS AIMEZ ERQUY ? VOUS VOUS INTERESSEZ A SON DEVENIR, DONC AU VÔTRE ?
aidez-nous à préserver la pépite rose de la Bretagne !
devenez adhérents : + nous aurons de voix + nous aurons de poids
cotisation annuelle de base : 15 €
adresse : APSEE BP 37 22430 ERQUY
e.mail : mariepauleallain@gmail.com
PORT
PORT DE PÊCHE
L’inauguration a eu lieu le 9 avril 2011. Il aura coûté quelques 24 millions d'€uros contre 19 prévus.....
PORT DE PLAISANCE
Dans notre bulletin de juillet 2010, nous vous informions de la proposition de SOGREA, cabinet d’études mandaté par la Municipalité d’Erquy, soumettant 3 projets différents quant à l’ampleur mais convergeant sur une seule proposition : l’édification d’une digue foraine.
Les adhérents que vous êtes avez, à une très forte majorité, marqué votre opposition à la construction d’une digue foraine de 11 m de haut sur une largeur + ou – importante selon le projet.

Nous avons, dans le courant du mois d’août 2010, procédé à des consultations de représentants avertis des problèmes portuaires, et notamment de la plaisance.
La synthèse était sans appel : opposition de tous à l’idée de digue foraine.
Nous avons donc écrit au Maire d’Erquy le 20/09/10 une lettre dont nous vous avons communiqué la teneur totale dans notre bulletin de janvier 2011, lui faisant une contre-proposition étayée par les suggestions des personnes consultées.
Or, lors du dernier comité de pilotage qui s’est tenu le 5/07/11, le cabinet d’études est venu faire une présentation précise et chiffrée de 3 projets
-deux projets de plans d'eau fermés l'un étant plus vaste que l'autre
-un projet reprenant l'idée d'une digue foraine
Il semblerait qu’en tout état de cause, la réalisation ne serait pas programmée avant 12 à 15 ans !
D’ici là, la Municipalité aurait la volonté de maintenir le caractère « traditionnel et social » du port de plaisance en améliorant sa sécurité et son infrastructure d’accueil.
Il faut donc avoir en mémoire que ce projet d'infrastructure lourde est « dans les cartons », qu’il a donc vocation à être exhumé. Mais, à une échéance aussi lointaine, les acteurs auront sans doute « passé le relais », le port de pêche aura lui-même évolué, été adapté à l’activité qui le justifie…. Que sera cette activité ? etc, etc……..
Nous en saurons plus début septembre lorsque la Municipalité d’Erquy donnera sa position officielle. Prendra t-elle en compte nos propositions qui étaient le fruit d'une concertation avec les différentes parties concernées et bien sûr notamment les plaisanciers, qui en 2010, nous assuraient ne pas souhaiter ce genre d'édifice.
PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT
> QUALITE DE L'EAU
Eaux usées
Le système d'assainissement des eaux usées d'Erquy a été réalisé dans le cadre du programme 2009-2010 voté par le conseil municipal. La Mairie d'Erquy a fait procéder aux contrôles de conformité des branchements d'eaux pluviales et d'eaux usées chez les particuliers. Après cette phase de vérification, et pour les propriétaires récalcitrants, une mise en demeure de réaliser les travaux nécessaires sous 2 mois leur a été adressée, sous peine de poursuites. Nous ne pouvons que soutenir l'action de la Mairie pour obtenir la mise aux normes, mais au-delà déplorer l'attitude peu citoyenne de ces propriétaires. Il en va de la qualité des eaux de baignades.
Lors des grandes marées et des pluies diluviennes dans un passé récent, ERQUY n'a pas été touchée montrant l'efficacité de la rénovation importante des canalisations d'eaux pluviales. Un bassin de rétention (zone de stockage des eaux pluviales) a été installé sous la place de la Bastille.
Algues vertes
Les dépenses liées aux algues vertes (ramassage + traitement) ont plus que doublé entre 2007 et 2010, selon le dernier rapport de la cour régionale des comptes, qui précise « la prolifération des algues vertes
est favorisée par la présence de nitrates dans les sols, eux-mêmes liés aux élevages intensifs et aux engrais agricoles ».
Ces coûts de ramassage et de traitement sont passés de 27 150 m3 à 60 500 m3 entre 2007 et 2009.
L’état s’est engagé à consacrer 40 millions d’€uros à la lutte contre les algues vertes sur le littoral breton, « vrai risque pour la santé », ainsi que l’avait déclaré le Secrétaire d’Etat à l’Ecologie. Pour la seule année 2010, le coût lié aux algues vertes dépasserait 1 million d’€uros.
Au titre des mesures prises par le Gouvernement pour le traitement curatif de ce fléau, l’implantation de deux sites de traitements des algues, l’un à Lantic près de Binic, l’autre à Ploufragan près de St Brieuc, installations subventionnées à 80 % par l’Etat, soit 5 millions d’Euros pour une capacité de traitement de 35000 tonnes par an. 
Il nous semble que la meilleure façon d’éradiquer la marée verte et le gouffre financier qui en découle serait d’agir sur la cause. C’est ce qu’on avait cru comprendre quand la Secrétaire d’Etat à l’Ecologie avait annoncé
- un « plan quinquennal pour éliminer les algues vertes », avec pour ambition de limiter le taux de nitrates à 10 mg/litre dans les rivières au lieu des 50 actuels
- le déblocage de 134 millions d’€uros de subventions pour « faire disparaître les algues vertes sur les côtes bretonnes », en incitant les agriculteurs à produire autrement…..
Et, contre toute attente, on apprend que l’amendement LE FUR est devenu décret 2011-63 paru au journal officiel du 17/01/2011 !
Ce texte exonère dorénavant d’étude d’impact et d’enquête publique les regroupements et les modernisations d’élevages de bovins, porcs, volailles déjà soumis à la législation sur les installations classées. Concrètement c’est 95 % des élevages qui sont concernés.
Les éleveurs réclamaient cet assouplissement pour « mettre un terme à la distorsion de concurrence avec les éleveurs européens ». Or, les dispositions de l’article 4 de la directive européenne Etude d’impact du 27/06/1985 s’appliquent à tous les projets européens, notamment dans les pays à forte concentration animale, avec l’obligation d’une évaluation pour les installations destinées à l’élevage intensif.
Contre toute attente aussi, un nouveau projet gouvernemental de cet été 2011 prévoit de modifier les règles d'épandage des effluents d'élevage : jusqu'à présent la quantité d'azote contenue dans ces effluents pouvant être répandue annuellement par exploitation est d'au maximum 170 kg d'azote/ha/par surface épandable. Et voilà qu'on essaie subrepticement de nous faire passer la norme à 170 kg par ha de surface agricole utile, ce qui conduit ipso facto à une augmentation du quota de quelques 25 % d'azote épandu ! quand on sait le lien de causalité direct entre l'azote et la profilération des algues vertes, on se demande ce que sont les objectifs de certains élus, leur conscience dans l'utilisation des fonds publics ??
Et, ce n'est pas fini, on tente de modifier les normes d'excrétion d'azote des vaches laitières selon un système qui favorise les élevages intensifs nourris au maïs et au soja et pénalise les exploitations herbagères qu'il faut pourtant encourager dans la lutte contre les marées vertes. Sans compter que la sécheresse de cette année, les années de sécheresse qui se profilent à l'avenir mettent en cause le maïs très gourmand d'eau.
C'est grave pour le littoral de la Bretagne qui croule sous les algues vertes, pour son attractivité et son économie.
C’est grave aussi de savoir que nos dirigeants sont capable de violer la promesse faite au lendemain de nos manifestations en juin 2010,puis en septembre à Douarnenez par le Ministre del’Agriculture et le Secrétaire d’Etat à l’environnement en juillet 2010. qu'en est-il de la consultation avec les élus locaux et le conseil scientifique ? Et ce dédain vis à vis de la position prise par le Conseil Supérieur de la Prévention des Risques Technologiques, ce dédain vis à vis du contentieux européen en cours contre la France à propos de la violation de la directive Nitrates.
C’est grave bien sûr aussi pour les deniers publics engloutis pour « effacer » les dégâts visuels et olfactifs que génèrent les rejets azotés, par manque de courage politique, dans le mépris de la nature pour laquelle on sait faire des discours, on met en place des commissions, des fondations, etc… on se donne bonne conscience faute de courage politique. A quel prix !
Une campagne d'affichage lancée à l'occasion du dernier salon de l'agriculture à Paris a ravivé le débat ; les politiques ont unanimement condamné les affiches aux titres de la stigmatisation des agriculteurs, de l'effet "dévastateur" sur le tourisme. On a l'impression d'entendre des pyromanes pourtant à l'origine du feu! La demande de modification radicale des pratiques de culture et d'élevage intensifs des associations environnementales vise bien sûr la lutte contre la pollution des eaux mais aussi la protection des cultivateurs premières victimes sanitaires de ce mode de production.
Vous connaissez la pub sur les déchets : "au secours ça déborde"; c'est exactement la situation pour les algues vertes :on ne sait plus où les entreposer !
> QUALITE DE L'AIR - TRAITEMENT DES DECHETS
Elles sont traitées par l’usine d’incinération de Planguenoual, qui vient d’obtenir la certification ISO 14001 pour trois ans. Cette certification traite en premier lieu du management environnemental ; l’objectif est de réduire au minimum les effets dommageables de l’activité de l’usine sur l’environnement.
Si cette certification a pour but le respect de l’environnement, elle n’est pas ennemie de nos porte-monnaie. Elle permet de diminuer la taxe générale sur les activités polluantes qui passe ainsi de 7 € la tonne entrante dans une usine non certifiée à 4 € en 2010 ; en 2011, de 11,20 € à 6,40 € ; en 2012, de 14 € à 8 €.
L’unité de traitement de Planguenoual occupe 12 ha ; il est surveillé par 4 caméras, l’entrée détecte les éventuelles arrivées de déchets radio-actifs.
Les emballages qui arrivent à Planguenoual par mauvais tri sont dirigés vers un centre de tri Généris SMETTRAL à Ploufragan ; après avoir été triés, ils sont compactés et orientés vers des filières de traitement qui en feront également de nouvelles matières premières pour de nouveaux produits. Environ 60 % des emballages sont recyclés.
Elle traite 85 % d’ordures ménagères d’environ 100 000 habitants, et 15 % de DIB (déchets industriels banals c’est-à-dire non dangereux).
L’usine, qui a traité 40000 tonnes d’ordures ménagères en 2010, fonctionne 24 H / 24, 7 jours / 7, incinère 5 à 6 tonnes à l’heure, ce qui est son seuil de rentabilité. Elle n’est arrêtée que pour procéder à la maintenance annuelle.
Les camions bennes sont pesés à l’arrivée, les ordures brutes sont ensuite déversées dans une fosse de 1000 m3.
Les matières à incinérer sont dirigées par un grappin jusqu’au four oscillant. La chaudière fonctionne au gaz ; de petites billes abrasives en fonte assurent un entretien permanent jusqu’au nettoyage complet lors de la maintenance annuelle.
La chaudière est refroidie par un mur d’eau (250 m3 d’eau par jour dont une partie est récupérée).
Le résidu de l’incinération, le machefer, dont on sépare la ferraille(qui représente 2 % du tonnage incinéré)
qui sera revendue et recylcée, est mis à décanter dans des bassins étanches. Après un an de décantation, le machefer est revalorisé par une utilisation en voierie, en substitution de matériaux de carrières ; le reliquat non recyclé demeure en classe 1 et est enfoui.
Les REFIOM (résidus de fumées d’incinération d’ordures ménagères) : environ 6 % de la masse brute d’ordures ménagères. Ces résidus inertes nocifs (furanne, métaux lourds, dioxine) sont acheminés vers un centre de stockage des déchets ultimes (CSDU) à Changé en Mayenne. Auparavant, ils étaient envoyés en Allemagne et entreposés dans d’anciennes mines de sel.
Déchets volatils : les fumées traversent la chaudière. Les gaz, refroidis avant rejet, sont déchlorés à la chaux. Le charbon actif bloque les furannes, la dioxine, les métaux lourds. Les poussières piégées dans des filtres à manche sont récupérées. Classées 1 elles rejoignent les REFIOM avec les cendres de la chaudière.
Contrôles : portent sur les rejets atmosphériques, les puits environnants, les eaux souterraines, la surveillance des rejets aqueux, lixiviat (risque de pollution des nappes phréatiques), les nuisances sonores.
Il est donc certain que le coût d’une usine d’incinération est supérieur à celui d’une décharge, ces dépotoirs d’autrefois qui ont abondamment pollué les nappes phréatiques et ont contribué à l’apparition du fléau des marées vertes.
Les décharges sauvages ont été déclarées illégales par une loi de 1992avec l’objectif de les supprimer toutes pour 2002. Il en restait encore d’où une réactivation de leur élimination par le Ministère de l’écologie en 2004 avec une année butoir : 2007. A ce jour, selon le Ministère, il en resterait une vingtaine, essentiellement en Corse.
PAYSAGES ET SITES
> AVAP (action pour la valorisation de l'architecture etdu patrimoine) nouvelle formulation de la ZPPAUP (Zone de Protection du Paysage Architectural, Urbain et Paysager)
Depuis plusieurs années, nous insistions sur l'importance d'obtenir une ZPPAUP pour assurer la préservation du patrimoine caractéristique d'Erquy. La nouvelle municipalité nous avait assuré, dès juin 2008, de sa volonté d'engager une étude d'opportunité. Lors du conseil municipal du 22 septembre dernier, un cabinet a été retenu pour la mise à l'étude d'une ZPPAUP sur Erquy.

Après que le comité de pilotage ait collecté les données tant sur l'existant que sur les projets de développement de la commune, puis ait procédé à l'enregistrement de tous les éléments patrimoniaux et paysagers d'Erquy, ses membres se sont déplacés sur les sites qui seraient retenus. Notre conseil d'administration a effectué à son tour l'itinéraire pour s'assurer que tous les sites qui lui semblent devoir être intégrés dans la zone de protection ont bien été répertoriés.
Sachez que les documents présentés, annotés "provisoires" sont en consultation au service de l'urbanisme à la Mairie.
> CAMPING-CARS - CARAVANING
CAMPING-CARS
Lors d'une réunion avec le Maire d'Erquy le 22 janvier 2010, nous avons reconnu que les panneaux posés l'été dernier pour le stationnement de nuit sont efficaces. Par contre, le problème de stationnement de jour reste
entier en centre-ville, dont notamment le boulevard de la mer où les camping-cars sont soit en stationnement chevauchant entre trottoir et chaussée, soit en empiètement sur la voie de circulation. Nous avons rappelé notre proposition de dédier des places de parking aux
camping-cars sur les parking du centre-ville. Le parking de la place de la Bastille étant en travaux, il sera effectivement possible de prévoir un aménagement pour ces véhicules. Par contre la réhabilitation de la place du Nouvel Oupeye étant toute récente, il n'est pas envisageable de prévoir des modifications.
CARAVANING
300 caravanes stationnent illégalement toute l'année sur des terrains privés. La Municipalité doit prévenir les propriétaires concernés et leur demander d'initier une demande d'autorisation de stationnement qui ne pourra dépasser 3 mois maximum par an.
> CAP D'ERQUY
Au fil de nos publications depuis plus de 3 ans, nous vous avons fait part de nos propositions (parfois retenues) au Comité de pilotage et de l’évolution des différentes études qui ont précédé la mise en route du chantier.
Portons un regard sur ce qui a déjà été réalisé :
La voie multimodale qui traverse de part en part le domaine départemental depuis le chemin du Liorbé au niveau de Lanruen jusqu’au Cap en passant par Lourtuais, semble donner satisfaction aux très nombreux usagers piétons et cyclistes qui l’empruntent, ce cheminement doux permettant des balades familiales sécurisantes. Les critiiques d’ordre esthétique émises lors de sa mise en service perdent de leur raison d’être, le revêtement en vieillissant se confondant petit à petit avec son environnement.
Quant à la réhabilitation de l’itinéraire initial du GR 34 par les lacs bleus et le four à boulet, indépendamment de la qualité des travaux effectués (murets, passerelles, …)
ce cheminement permet de mieux embrasser le domaine portuaire et est d’un intérêt géologique et patrimonial indéniable. A emprunter même si l’on n’est pas un marcheur chevronné !
Le GR débouchant sur la route au niveau du corps de garde, une voie sécurisée pour le piéton serait la bienvenue pour gagner le parking et la pointe du Cap. Peut-être en est-il ainsi avec la pose de plots en cours de réalisation ?
Nous avons été surpris par les travaux entrepris en cette période sur la route de la Pointe du Cap.
Certes, c’est dans le respect de l’esprit du projet (limiter la circulation des voitures sur cet axe et empêcher le stationnement sauvage). Mais ils se déroulent en période estivale, manquent de signalisation (vitesse à limiter, étroitesse de la voie, tranchée dangereuse au niveau du Noirmont) ; ils ne peuvent être que provisoires au regard de l’achèvement du plan de requalification du Cap.
On peut tout de même s’interroger sur le bien-fondé de tels travaux provisoires qui laissent supposer un engagement financier non négligeable
Nous avons appris que la vitesse serait limitée à 50 km/h pendant cette phase d’aménagement temporaire, ce que nous estimons excessif en raison de la fréquentation importante des promeneurs à pied et en vélo, notamment sur la portion où il n’y a d’autre solution que de rester sur la route, du fait de l’existence d’un fossé de chaque côté et d’absence de chemin « de sauvegarde »
Renseignement pris auprès de la Mairie, cette initiative relèverait du Conseil Général.
> GR 34
CHEMIN LONGEANT LA COLONIE DE VACANCES
Les travaux de remise en état sont finis. Il est donc à nouveau pratiquable. Reste à vérifier que sa réfection a pris en compte son exposition aux assauts des vagues.
CHEMIN ALLANT DE LA RUE DE LA CORNICHE A LA PLAGE DE CAROUAL
Il est prévu qu'il soit sécurisé sur la longueur de son parcours. Mais on a eu la désagrable surprise de découvrir au virage avant qu'il débouche sur la plage, une coulée de béton disproportionnée au trou qu'elle a
pour but de combler, sans le moindre souci du respect du site. Un courrier avec photos à l'appui ont été adressés à la mairie en prévention à la future remise en état du chemin qui devra corriger cette "tache" dans le paysage. A la date de l'actualisation, c'est toujours en l'état !
QUALITE DE VIE
> SECURITE ROUTIERE - CIRCULATIONS DOUCES
Dans notre dernier bulletin nous évoquions le problème de circulation rue de la Corniche et rue de Pléneuf avec surtout le
risque avéré pour les cyclistes qui empruntent la rue de Pléneuf vers la rue de la Corniche. Nous avons depuis proposé d'aménager une piste cyclable sur la zone herbeuse du bas de la rue de Pléneuf jusqu'à la hauteur de la rue de Castelnau. Pour l'instant seul un nivellement entre le trottoir et la chaussée a été réalisé à l'arrivée de la rue Cstelnau. Les excès de vitesse sur le boulevard de la mer sont très régulièrement dénoncés tant auprès de la Mairie que du Conseil Général, qui en toute logique renvoie à la responsabilité de police de la Mairie.
Concernant la rue des Evettes la Mairie n'envisage qu'un aménagement de la bande herbeuse en
un sentier pour piétons. Nous l'espérions pour l'été 2010, en vain. Notre proposition de réflexion sur un projet plus ambitieux pour Caroual n'a pas pour le moment reçu l'écho attendu. Après l'assemblée générale de 2010, nous avons rencontré les riverains de Caroual le 14 août et le 24 août ; la convergence de vue et de propositions avec l'association les a conduit à nous demander de solliciter un rendez-vous avec le maire d'Erquy qui est fixé au 6 novembre 2010.
L'amélioration et le développement des chemins piétons, cyclistes s'inscrivent dans une politique de développement durable en encourageant la population à les emprunter. Un groupe de travail de l'APSEE avait
procédé au repérage des "cheminements à circulation douce" en donnant la priorité aux parcours les plus fréquentés et présentant des risques réels. En début d'année 2009, la Mairie d'Erquy a annoncé l'aménagement de 9 km de pistes cyclables, la liaison piétonnière entre les Jeannettes et le Bourg qui est effectivement réalisée depuis le mois de juillet 2009. Quant au Centre d'Erquy, les travaux d'aménagement ont pris en compte le confort des piétons.
Dans le cadre de la modification du PLU en cours actuellement, nous demanderons l'inscription des sentiers existants pour éviter qu'au fil du temps et du manque d'entretien ils ne disparaissent du domaine public vers un domaine privé.
Nous avons évoqué en Mairie notre souhait que l'entrée d'Erquy, au niveau de Caroual et du Viaduc soit repensée pour valoriser sa caractéristique balnéaire tout en améliorant autant l'accès à la plage de Caroual qu'en réétudiant le plan de circulation automobile, piéton, cycliste.
Nous tenons aussi à ce que le village de Caroual soit aménagé pour permettre sa traversée à pied ou à vélo en toute quiétude.
Concernant justement Caroual et les aménagements que nous préconisons, un primier RV est pris avec la Mairie le 12 mars prochain.
> MIXITE SOCIALE : notre association est soucieuse du maintien de l'équilibre entre les résidents permanents et occasionnels, entre les générations. C'est à ce titre qu'elle approuve et suit le dossier d'aménagement de La Couture qui doit conduire à une réalisation immobilière importante et qui favorisera, nous l'espèrons, la fixation de familles sur Erquy.
Dans notre bulletin de janvier 2010, nous avions consacré un article au "grand âge". Certains d'entre vous ont apporté leurs témoignages, leurs idées pour permettre le plus longtemps possible l'autonomie des personnes dont la mobilité est réduite, autant en ce qui concerne les voiries que l'urbanisation. Car c'est bien l'autonomie qui est le leit motiv. Vos propositions ont
majoritairement pour but l'incitation des élus locaux à engager et développer une politique de long terme, notamment en constituant des réserves foncières pour offrir des possibilités aux personnes âgées ou handicapées à proximité des "lieux de socialisation". Vous regrettez que l'immeuble qui a pris la place de l'ancien garage Citroën n'ait pas été dédié à un programme de logements sociaux, ce qui soit dit en passant aurait permis d'éviter un nouvel immeuble aveugle 9 mois sur 12 ; qu'adviendra t-il du parking "Poissonneau" qui vous semble une opportunité à saisir dans ce même but. L'emplacement laissé par le terrain de football s'il était déplacé, devrait être réservé prioritairement à un projet en faveur des personnes âgées.
Vous mettez en parallèle la priorité donnée à la réhabilitation du centre-ville alors que l'adaptation des trottoirs et passages piétons aurait apporté un confort de tous les jours aux personnes à mobilité réduite. Nous avons dernièrement évoqué ce point avec la Mairie ; c'est au programme des travaux à venir, d'autant qu'il s'agit là d'une obligation légale. C'est surtout urgent : combien de trottoirs ne permettent pas le croisement simultané d'une voiture d'enfant ou d'handicapé avec un piéton, combien de trottoirs ne permettent pas d'aborder le passage clouté sans risque de déséquilibre ? Mais aussi combien de trottoirs sont utilisés comme stationnement de voiture ?
> VIE CULTURELLE
Un musée à Erquy : la volonté existe, la matière, venant d'une histoire riche en activités artistique, archéologique, culturelle, économique, existe aussi. Nous soutenons ce projet porté par l'association pour un musée à Erquy (AME) auquel il ne manque que le lieu d'accueil.
Le Dolmen de la Ville Hamon : à promouvoir une fois les préalables fonciers réglés par la Mairie comme elle s'y est engagée. Projet d'autant plus opportun que le site du dolmen se situe sur l'un des sentiers multimodaux qui sillonneront le Cap d'Erquy.
Le Rocher Morieux : une enquête publique, en vue d'une modification du PLU portant sur les zones 2AU2 et 2AU3 à classer en zone 1AU, a mis le projecteur sur des blocs de pierres dans cette zone boisée. Dans notre bulletin de janvier 2010, nous vous disions que nous avons demandé, à l'occasion de cette
enquête,son classement en zone UD, contraignant les constructions futures, qui ne pourraient pas excéder 30 % de la superficie du terrain lui-même ne pouvant être inférieur à 800 m², à préserver les pinèdes. Selon Nathalie Reymond, professeur émerite en art et sciences à Paris 1 et conseiller municipal d'Erquy, nous sommes sur un site archéologique, le rocher Morieux pouvant être soit un dolmen, soit les restes d'une allée couverte, soit au moins un tumulus funéraire. Cette parcelle est répertoriée en zone réservée sur le PLU actuel, donc sa protection ne devrait pas poser de problème, à condition qu'elle soit maintenue au moment de la requalification.
SAUVEGARDE DU LITTORAL ET DES FONDS MARINS
> EXTRACTION DU MAÊRL
Il aura fallu l’audience au Tribunal Administratif à Rennes le 29 septembre 2010 pour que nos associations rencontrent la Compagnie Armoricaine de Navigation (CAN), extractrice du maërl au large de l’îlot St Michel.
Comme pour toutes actions que nous menons, seul l’intérêt général nous anime.
Dans ce dossier, nous avions rappelé les méfaits de l’extraction de maërl
-qui se manifestent par un déficit de sable sur toute la zone entre le Cap d’Erquy et le Cap Fréhel et dont la manifestation la plus évidente est l’émergence de bancs de cailloux sur toute la bande côtière.
-qui attentent aux habitats naturels marins et aux frayères.
Personne ne nie que le maërl est un habitat naturel, et surtout pas
-l’OSPAR, organisme international, dont la France est membre, qui par convention de 1998 a mis en place les textes visant à la protection des écosystèmes marins ;
-l’Europe qui dès 1992, a adopté une circulaire de protection des habitats naturels dont le maërl ainsi que la faune et la flore sauvages ;
- et surtout pas la Préfecture, partenaire important dans la mise en place de NATURA 2000, périmètre de protection pour la faune et la flore tout d’abord terrestre. A partir de 2008 et de la mise en place d’une réglementation spécifique, un périmètre a été défini pour NATURA 2000 mer, avec le même objectif de conservation ou de reconstitution mais cette fois pour les sites marins, les habitats naturels, les espèces de faune et flore sauvages
Lors de nos échanges avec le Préfet des Côtes d’Armor, il nous a confirmé avoir rappelé au Ministère les conséquences de l’extraction du maërl ; il nous l’a affirmé à plusieurs reprises, et l’a écrit dans le dossier transmis au Ministère «J’ai transmis mon avis. J’ai rappelé les incidences et les impacts environnementaux ».
N’était-il pas dans son pouvoir et de sa responsabilité de provoquer une rencontre tripartite qui aurait peut-être permis de rapprocher les points de vue et en tout état de cause d’obtenir une concession a minima : la réduction progressive de l’extraction jusqu’à son arrêt définitif.
Mais il estimait avoir rempli sa mission et respecté la procédure en transmettant le dossier au Ministère, niveau compétent pour décider de l’octroi du titre minier autorisant l’extraction. Et, en attendant, la C A N continuait à pomper….
Lors de cette audience au Tribunal administratif, la CAN nous a appris qu’elle avait arrêté un calendrier d’abord de réduction drastique des volumes puis d’arrêt de l’extraction en mai 2012.
Cela le Préfet le savait depuis début juillet 2010 (peu de temps après notre rassemblement du 19 juin 2010 et l’annonce de l’engagement d’une action judiciaire). Il n’a pas cru utile de nous en informer, ce qui aurait permis de faire l’économie d’une action judiciaire.
Nous savions que nous prenions le risque d’être déboutés au regard des délais expirés pour agir contre l’arrêté du Préfet, nous l’évoquions dans notre bulletin de juillet 2010. Nous avons effectivement été déboutés : le Tribunal, sans remettre en cause le fond du problème motivant notre action, a estimé que l’urgence n’était pas avérée.
La connaissance, à l’occasion de l’instance, de la décision de la CAN de réduire fortement l’extraction d’ici à mai 2012 (54000 tonnes en 2011 et 25000 en 2012) nous a amené à nous désister de l’action au fond, compte tenu des délais judiciaires qui nous auraient sans doute conduit à être appelés à une date proche de l’arrêt définitif de l’extraction.
Quant aux conséquences financières pour nos associations, elles ont été nulles puisque le juge des référés du Tribunal administratif a débouté tant la Préfecture que la CAN de leur demande financière à notre encontre.
C'est au cours de cette même audience que la représentante du Préfet a précisé que la décision d'octroi du titre minier par le Ministre de l'Ecologie serait connue au plus tard le 28 février 2011, faute de quoi l'extraction cessera. Souhaitons que les actes de Monsieur le Ministre d'Etat soient conformes à ses paroles, notamment son engagement en matière de sauvegarde de notre biodiversité....
> HYDROLIENNES : l'énergie des courants
4 hydroliennes convertiront bientôt la force des courants marins en électricité au large des Côtes d'Armor. Contrairement au souffle du vent, les courants de marée sont parfaitement prévisibles : on peut donc estimer avec précision la production d'électricité, contrairement à l'énergie éolienne.
Ce sont les turbines construites par une société irlandaise
qu'EDF vient de décider d'implanter sur les fonds marins de la Horaine au large de Paimpol, au nord - est de l'île de Bréhat. La zone a été retenue pour ses courants qui présentent les niveaux d'intensité les plus élevés de France et se trouve en première position pour accueillir d'autres installations. L'installation de ces hydroliennes ne nécessite aucun travail sous-marin de forage ou d'ancrage, et sont acheminées sur le lieu de leir exploitation par un catamaran spécialement conçu à cet effet à Lorient. L'électricité produite sera acheminée par un câble jusqu'à la baie de Launay à Ploubazlannec puis diffusée sur le réseau ERDF.
Fixées sur un tripode métallique et complètement immergées, elles peuvent être facilement ramenées à la surface pour entretien ou pour les délacer en un endroit plus favorable.
Le calendrier a été arrêté : la pose de la première hydrolienne est fixée à juin 2011. Elle restera en test dans les fonds marins pendant 3 mois. Parallèlement, une machine expérimentale en modèle réduit de 6 m de diamètre (contre 16 m) sera testée en Ecosse pour croiser les enseignements et améliorations. Les travaux à terre vont démarrer à l'automne et la pose du câble est prévu en mars 2012. Les 3 dernières hydroliennes seront implantées à l'été 2012 pour une mise en service à l'automne. (tiré d'un article du journal Le Télégramme).
Caractéristiques d'une hydrolienne : hauteur 21 m ; diamètre 16 m ; évidées leur centre pour le passage de la faune ; poids avec le support 500 t ; tournent 70 % du temps.
Les sites préférentiels pour développer les hydroliennes sont des sites de courants forts (+ de 3m/s) où les conditions sont peu favorables au développement d'une faune et d'une flore sédentaire et fixée, ce qui limitera par voie de conséquence les effets environnementaux.Toutefois les études hydrodynamiques (effets de la houle) et environnementales (détection de mammifères marins) sont en cours. Une première étude sur le sujet menée en 2009 a démontré la sécurité du procédé : selon les résultats, seulement un poisson sur 402 aurait montré des signes de blessure ; il faut préciser que cette étude visait les poissons et non les plus gros mammifères marins.
> EOLIENNES
Lors d’un discours prononcé à St Nazaire le 25 janvier 2011, le Président de la République a annoncé que la baie de Saint-Brieuc était retenue parmi les sites devant recevoir des parcs d’éoliennes offshore fixes, soit 100 éoliennes pour une production de 500 MW.
Il faut que la France comble son retard et Saint-Brieuc est parmi les heureux élus. Avec cette annon ce c'est le début de la saga de la filière industrielle prometteuse en emplois, des milliers, plus de 10000 nous dit-on pour l'éolien en mer...
A ce jour la filière industrielle éolienne offshore fixe est implantée à l’étranger ; même nos géants français comme Areva, Alstom fabriquent à partir de filiales en Allemagne, en Espagne, au Brésil, etc…
Pour ce qui concerne la technologie mature qu’est l’offshore fixe, rien ne nous semble devoir fonder l’annonce de ces milliers d’emplois. Au mieux, on aura peut-être une activité d’assemblage de certaines parties des engins, mais il semble que les emplois qui seront créés seront majoritairement à courte durée, le temps de la construction et l’implantation en mer (2 à 3 ans). Puis quelques emplois pour l’exploitation et la maintenance….
Que ce soit au niveau national ou au niveau régional, le monde politique, étatique, associatif s’est réjoui de cette annonce.
Bizarrement, ceux qui devraient véritablement se réjouir, les Costarmoricains, sont plutôt sur la réserve, et nous en sommes.
Sommes-nous frileux ? où sommes-nous clairvoyants ?
Où est l’étude économique sur les réelles conséquences, les perspectives ?
Où est l’étude d’impact environnemental indépendante?
Les directives européennes exigent la réalisation d’études d’impact des éoliennes sur l’environnement , sur la faune sauvage. Au-delà, elles exigent une évaluation des effets cumulatifs et des impacts découlant de chaque volet du projet, mais aussi découlant d’autres projets, par exemple ici la mise en place du réseau de transport d’électricité. Selon une étude menée par la Cité des Sciences, les prospections géophysiques, les forages, les va-et-vient de bateaux mais aussi les tranchées creusées lors du chantier pour passer les câbles électriques… toutes ces activités perturbent le milieu naturel. Après les travaux, il faut plusieurs années pour que le milieu naturel retrouve un équilibre. Les fréquences sonores les plus dangereuses sont les fréquences basses qui peuvent avoir des effets chroniques sur la santé des animaux dans un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres autour de l’éolienne. Quant à l’impact sur la sédimentologie, les études sont en cours mais nous avons pu constater une érosion des fondations plus importante que prévue, due à l’action des courants ».
Un tiré à part de Ouest France tout récent a été consacré « aux trésors de la baie de St Brieuc ». Qu’en restera-t-il en 2020 ?
Que sont ces dizaines de milliers de nouveaux emplois créés pour la filière offshore fixe ? pour combien de temps ? emplois financés, faut-il le rappeler, par les subventions publiques…
Que seront les emplois perdus ?
On fait miroiter aux pêcheurs l’aubaine financière qui règlera le problème de la crépidule, qui alimentera les caisses publiques locales. On leur fait miroiter la reconversion pour passer de la pêche à la maintenance d’éoliennes. Il nous semblait que le métier de pêcheur était avant tout un métier de passion ; qu’a à voir la pêche avec la maintenance d’éoliennes, hormis que le moyen de déplacement est un bateau ? On les a entendu nous dire que ce qu’ils veulent c’est faire leur métier.
On pourra aussi, pourquoi pas, leur proposer de devenir des guides touristiques en utilisant leurs bateaux pour les visites du champ d’éoliennes… Mais combien des quelques 750 pêcheurs pourront se reconvertir ? et l’on tait le sort des emplois induits de la pêche. De l’aveu même des porteurs de projets que l’on a entendus, le nombre d’emplois créés dans l’exploitation et la maintenance sera d’un équivalent 50 emplois temps plein par an.
Mais au-delà du leurre des pêcheurs, qu’on mène en bateau…..,
Que deviendra notre baie, que deviendra ERQUY pour ne citer que notre port (on vient d’y investir 20 millions d’€uros), sans la pêche, car au-delà de cette activité professionnelle, c’est toute une économie qui s’y rattache, et en premier lieu les activités du tourisme, telles la restauration que la pêche approvisionne, pour le plus grand bonheur des touristes bien sûr, et pas seulement eux…..
Que deviendra Erquy si sa carte de visite se trouve écornée d’une partie majeure de son identité ? A quoi servent par exemple les investissements commerciaux pour promouvoir la coquille St Jacques à Montmartre ou lors de « la fête de la coquille » si la reine de la fête ne peut plus ou difficilement être péchée.
Ce n’est pas un chiffon rouge que l’on brandit, ce n’est pas du catastrophisme : la proposition du Préfet de Région à l’Etat de retenir une zone plus au large pour prendre en compte la demande du comité régional des pêches, ne semble pas avoir été retenue. Tout est négociable ? Il ne faut pas se faire d’illusion : pour être retenus, les opérateurs proposeront l’espace qui leur semble le plus adapté…pour être le moins-disant, soit l’aire la moins profonde, la plus proche des côtes. D’ailleurs, il suffit de bien lire la déclaration du Préfet de Région en octobre 2010 « il est impératif, tout en préservant l’intérêt des pêcheurs, d’avoir une zone éligible pour les opérateurs afin qu’ils puissent répondre à l’appel à projet », comme il avait précisé que si, dans un premier temps, la pêche dans le parc éolien pourrait être envisagée, au premier accident, elle deviendrait interdite, priorité étant donné à l’exploitation éolienne.
Nous avions adressé une lettre ouverte aux élus et responsables administratifs de l’Europe et de l’Etat Français. Si la réponse de notre ministre de l’Ecologie est sans intérêt, la réponse de la Commission Européenne en date du 28 janvier 2011 précise que « les permis pour l’installation des parcs ne peuvent être délivrés qu’après une vaste étude d’impact environnemental » et aussi « le souci de la Commission Européenne de contribuer à la promotion des énergies renouvelables dont les structures flottantes, ces nouvelles technologies figurent parmi les priorités de l’appel à propositions en cours ».
Nous n’avons pas évoqué l’activité de plaisance qui pourtant verra son espace de pratique réduite de 180 km² en baie de St Brieuc, puisqu’elle sera purement et simplement interdite dans le champ éolien.
Et puis, il y a ceux qu’on n’entend pas…… la faune, la flore marines sauvages, tous ces habitats naturels marins qui subiront l’envahissement par des engins, qui subiront les turbidités dues à l’implantation des socles de fixation des éoliennes, les pollutions inévitables que génèreront les constructions.
Et le démantèlement, qu’en sera-t-il ? il est vrai que dans 20 ans ce ne seront plus les mêmes acteurs, alors laissons cela à la prochaine génération . On nous répondra « récifs artificiels » mais comme l’affirme Ifremer dans une récente étude « cette potentielle valorisation de sites industriels ou d’ouvrages maritimes est couramment avancée soit comme argument pour faciliter l’acceptation par le public ou justifier le recyclage sur place et éviter ainsi un démantèlement coûteux ».
La filière en devenir (dès 2013 un prototype sera installé au large de Groix, et une perspective d’industrialisation dès 2018) qu’est l’éolien flottant profitera sans doute à certains ports, tels Brest, St Nazaire suffisamment dimensionnés et avec l’environnement ad hoc pour la recevoir.
Depuis l’annonce de ce projet éolien sur nos côtes nous n’avons de cesse de répéter que si l'on doit retenir l'énergie éolienne, seul l’éolien flottant respectera nos activités économiques et notre environnement, réduira considérablement les conflits d’usage, et nous savons les multiples usages qui se pratiquent en baie de St Brieuc !
La baie au large de Lorient, près de Groix, a été retenue pour l’éolien flottant alors qu’elle avait été écartée pour l’éolien fixe pour des raisons de sécurité militaire, apportant à Brest et Lorient les retombées économiques d’une filière en construction depuis la recherche jusqu’à la mise en œuvre.
Nous n’avons pas abordé l’inéluctable augmentation des tarifs EDF annoncée à + 4 % à partir de 2015 (au bas mot) ; nous l’avions fait dans notre bulletin de janvier 2010, l’analyse reste d’actualité et nous y reviendrons.
Calendrier pour la baie de St Brieuc :
1er appel d’offre lancé en mai 2011 pour 3000 MW avec un budget de 10 milliards d’€
Réponse par les candidats : novembre 2011
Sélection des lauréats au 1er trimestre 2012
Etape « levée de risques »
Confirmation faisabilité des projets : été 2013
Lancement de la construction à partir de 2015.
L'appel d'offres de réalisation du projet est lancé. Une consultation a été ouverte aux parties prenantes. C'est dans ce cadre que les élus de la communauté de commune ont déclaré "insister pour que le port d'Erquy soit choisi pour accueillir le pôle d'entretien du parc". Le port d'Erquy n'est pas en eaux profondes, donc ne permet pas de sortie à tout moment comme l'exigera l'activité de maintenance... Ce voeu des élus locaux nous semble donc bien pieux....
Nous sommes nous-mêmes et les associations de la Côte costarmoriciane d'Emeraude et de Penthièvre intervenus dans le cadre de la définition du cahier des charges en exigeant les mesures indispensables à la préservation de l'écosystème marin d'une part, et d'autre part que ce projet ne se réalise pas sans l'obligatoire assurance du maintien des conditions d'exploitation et de développement des activités existantes ; et là nous visons bien sûr la pêche et le tourisme.
> PARC NATUREL MARIN NORMAND-BRETON
Un arrêté ministériel de janvier 2010 a confié au Préfet maritime de la Manche et de la Mer du Nord, au Préfet de la Manche la conduite d’une mission d’étude et de création d’un parc naturel marin.
Elle s’inscrit dans la stratégie nationale pour la création d’un réseau d’aires marines protégées, qui prévoit notamment la création de huit parcs naturels marins en métropole.
Un parc naturel marin a pour vocation la protection des écosystèmes et des espèces, la mise en place d’outils de gestion durable de l’espace maritime.
Un projet de création d’un tel parc a été annoncé pour l’espace allant du Cap de la Hague au Cap Fréhel.
Dès que nous en avons eu connaissance, nous avons écrit au Préfet de la Manche et au Préfet Maritime pour nous étonner que l’aire envisagée ne s’étende pas sur tout l’espace NATURA 2000 Cap Erquy-Cap Fréhel mais aussi le secteur Natura 2000 de Paimpol jusqu’à la limite Héaux de Bréhat.
Il est vrai que la perspective d’implantation d’un champ d’éoliennes juste en limite de cette zone peut expliquer cette délimitation, qui sans être définitive comme on nous l’a assuré, n’en est pas moins inscrite… la vigilance est de mise.
Lors d’un séminaire informatif qui s’est tenu à Erquy à l’initiative de la Communauté de Communes le 4 décembre 2010, on nous a précisé qu’un parc naturel marin n’a pas vocation à édicter une réglementation spécifique ; il ne met pas en cause les outils existants, pas plus qu’il ne se superpose. Au contraire, il les prend en compte, lui apporte ses moyens.
L’articulation entre l’outil existant NATURA 2000 Cap Erquy – Cap Fréhel, en cours d’extension vers un NATURA 2000 en mer, et le futur parc naturel marin n’est pas arrêtée.
Quant aux pêcheurs, ils sont dans l’expectative : un nouvel « instrument » de protection marine c’est de nouvelles contraintes pour eux ? il faudra que ce soit un plus pour la pêche. Que veut dire le développement durable des activités marines, comment se déclinera-t-il ?
Donc à ce jour, rien n’est vraiment défini :
▪Ni le périmètre du parc (identification du territoire), mais, déjà, le fait qu’il prévoit englober le golfe normando-breton crée des tensions entre les politiques, les administrations des deux régions normande et bretonne (la guerre des clochers….)
▪Ni le rôle exact : protéger et gérer durablement le milieu marin, comment l’articuler avec les outils existants tels Natura 2000. Il « faut travailler sur la notion de plus-value » nous dit-on. Il faudra une concertation réelle entre les différents outils.
▪L’articulation de la sauvegarde de la biodiversité donc la préservation des ressources naturelles avec l’activité économique.
> DESENSABLEMENT DES PLAGES
Algues brunes : on dénonce depuis plusieurs années leur ramassage par tractopelle qui provoque un véritable désastre écologique puisqu'une grande partie de l'écosystème du bord de mer, dont fait partie l'algue brune, se trouve sur cette frange saccagée par les engins. Mais c'est un gros dilemne pour les communes du littoral : protéger l'écosystème ou assurer le confort des touristes ? Mais le touriste est aussi un citoyen sensible aux problèmes environnementaux et son information sur la nécessité des algues à l'écosystème des plages le convaincrait.
Algues vertes : c'est le 2e effet dévastateur de la pollution verte. L'effet toxique du gaz émanant des algues desséchées sur les plages nécessite qu'on la ramasse quotidiennement et, en même temps qu'on la ramasse, on prélève aussi le sable (2/3 de sable pour 1/3 d'algues.
L'extraction du maërl dont les prélèvements par aspiration sont également la cause de dégradation de l'environnement côtier, ce qui se traduit par une disparition importante de sable et, avec pour conséquence, l'émergence de bandes de cailloux sur les plages.
Préservation des dunes sur un littoral urbanisé : l'enrochement consiste à dresser des murs de protection constitués de gros blocs de pierres, ou pire de béton, au pied des falaises ou sur le haut des plages. L'un des défauts majeurs de cette méthode est d'accroître la puissance des vagues en se brisant contre ces murs. Elles arrachent une quantité accrue de sable et de galets. La solution du rechargement en sable et en galets, bien que + onéreuse et + délicate dans sa réalisation, commence à faire des adeptes. Nos bords de côtes et la valeur touristique de nos plages méritent bien ce qui doit être perçu comme un investissement plutôt que comme une dépense.
La dune de Caroual dont une partie s'était écroulée lors d'une tempête 2009, devait être protégée. Dans l'esprit de ce qui précède, nous avions préconisé à la Mairie de rapporter du sable, replanter des oyats, poser des ganivelles et recouvrir de pierre concassée sur le haut de la plage. C'est finalement le procédé d'enrochement qui a été retenu. Le dernier "coup de tabac" de mars 2010 a écroulé la dune de part et d'autre de l'enrochement.




